Lionel Fontagné et Guillaume Gaulier

Parution : 31.12.2008

En utilisant des données détaillées au niveau des produits et des firmes, le rapport met en évidence que les difficultés françaises à l’exportation ne concernent pas que les biens mais aussi les services. Ce constat suggère que la France n’a pas tant un problème industriel qu’un problème d’offre. De plus, le rapport montre que ni les effets de structure sectorielle, ni les effets de structure géographique des marchés n’expliquent le recul des exportateurs français. L’explication se trouve plutôt dans la perte de performance des exportateurs français en partie liée à leur stratégie d’outsourcing qui se différencie de celle de leurs concurrents allemands.

Après une analyse des caractéristiques des firmes françaises exportatrices, Lionel Fontagné et Guillaume Gaulier concluent qu’une politique de soutien à l’entrée sur le premier marché étranger, en particulier si c’est un marché de l’Union Européenne, peut être à l’origine d’effets non désirés. Aussi les auteurs proposent-ils qu’une politique en direction des exportateurs s’adresse plutôt à ceux parvenant à exporter vers plus d’un marché et en dehors de l’Union européenne. Ceci concernerait alors essentiellement les entreprises de taille « moyenne-grande » et non pas les petites entreprises ou les primo-exportateurs. Cependant, plutôt que des aides à l’exportation, les auteurs privilégient une politique plus horizontale visant à favoriser l’efficacité des entreprises françaises et leur capacité d’innovation.

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La lettre Analyses Économiques n° 5/2008 - Septembre 2008 Les difficultés françaises à l’exportation ne concernent pas que les biens mais aussi les services suggérant ainsi que la France n’a pas tant un problème industriel qu’un problème d’offre. Partant de ce constat, ce rapport du CAE mobilise des données individuelles au niveau des produits et des firmes pour affiner le diagnostic. Ni les effets de structure sectorielle, ni les effets de structure géographique des marchés n’expliquent le recul des exportateurs français par rapport aux entreprises allemandes. L’explication est donc plus globale et concerne l’ensemble des exportateurs français. Sur ce point les auteurs soulignent qu’une différence intéressante entre le France et l’Allemagne concerne les stratégies d’outsourcing des entreprises. Après un examen détaillé des caractéristiques des firmes françaises exportatrices, Lionel Fontagné et Guillaume Gaulier concluent qu’une politique de soutien à l’entrée sur le premier marché étranger, en particulier si c’est un marché de l’Union Européenne, peut être à l’origine d’effets non désirés. Aussi les auteurs proposent-ils qu’une politique en direction des exportateurs s’adresse plutôt à ceux parvenant à exporter vers plus d’un marché et en dehors de l’Union européenne. Ceci concernerait alors essentiellement les entreprises de taille « moyenne-grande » et non pas les petites entreprises ou les primo-exportateurs. Mais, plutôt que des aides à l’exportation, les auteurs privilégient une politique plus horizontale visant à favoriser l’efficacité des entreprises françaises et leur capacité d’innovation.

Ce rapport a été présenté le 4 septembre 2008 à Monsieur le Premier ministre en présence de la Ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, du Secrétaire d’Etat à la prospective, à l’évaluation des politiques publiques et au développement de l’économie numérique et de la Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur. Cette lettre, publiée sous la responsabilité de la cellule permanente, reprend les principales conclusions tirées par les auteurs.


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